Cet article fait suite à un échange de mail hier avec deux amis :-) J’aurais également pû l’appeler Sex and the TV, mais j’avais commencé une série, donc me voilà pieds et poings liés.
Partons de ce lien : Madame Figaro : Sex in the series
Et essayons de creuser les motifs de l’auteur, le contexte ambiant de critique des media (qui sont responsables de tout, rappelons-le), et tout et tout.
Comme disait Jack, à la limite, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre… Bon non. J’avais envie de la sortir, mais j’ai tout de même quelques remarques. Déjà je trouve l’article un peu lapidaire en ce qui concerne Californication, dont j’ai vu 7 ou 8 épisodes, et où le visuel a très peu de place finalement. Les paroles sont (très) crues, et c’est plus ça qui pourrait paraitre choquant, mais que faire ? On s’en tient souvent au constat, mais en admettant que ce ne soit pas ce qu’on souhaite pour notre civilisation avec un grand F, on fait quoi ?
Choix n°1 : on devient une copie conforme de l’Amérique puritaine d’il y a 40 ans. On donne plus de moyens au CSA, et on étend la censure ? Bof… Déjà qu’ils sont incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, ça me ferait un peu mal d’étendre leurs moyens. Sans compter que d’ici 10 ou 15 ans on ne se limitera plus au porno, on fera une chasse aux sorcières sur des champs d’investigation plus intéressants :-)
Choix n°2 : on laisse Ségolène et son essaim de connards bien pensants partir en croisade contre cette décadence d’outre Atlantique, comme elle l’avait fait début 90’s contre les mangas, retardant leur arrivée en France de quelques années, en traitant au passage de simili-pédophiles les amateurs de mangas. Youpi vive la liberté camarade… Cela étant, j’admets volontiers que ce genre de promptitude à la censure est naturellement plus l’apanage des connards de droite. Mais les intérêts économiques aidant, ils sont nettement moins virulents j’ai l’impression (j’en reste au stade du ressenti).
Choix n°3 : je pencherais plutôt pour celui-là : on se borne à constater que le porno n’est qu’un sous-produit inévitable de la liberté d’expression et de ses vecteurs dans la société moderne. D’ailleurs je dis sous-produit mais je n’en suis pas si sûr, comme le dit Tita certaines barrières peuvent tomber par cette intermédiaire, et personnellement, il m’arrive d’apprécier regarder des jeunes filles dénudées ou un porno. La solitude aidant aussi, sur le plan sentimental (pas forcément sexuel ou géographique). Quoiqu’il en soi, 4 weddings A funeral me remue plus le ventre, donc on est sauvés :) Anyway…
Il y a autre chose qui me dérange dans cet article et ce genre de doxa. J’ai l’impression que du stade de facteur d’influence dans le cadre d’une analyse systémique, on en vient de plus en plus à rendre le pauvre citoyen victime de la société et des media. Je repense au reportage dont me parlait un ami, sur cette jeune fille BCBG qui aimait “se faire embrocher” selon ses propres termes. Pauvre petite fille riche détraquée par l’image du sexe dans la société. Ou pas. Je n’ai pas vu ce reportage, mais mon analyse s’appliquera certainement à des cas similaires : l’autorité est une valeur galvaudée, on ne la retrouve plus à l’école, les parents délaissent leurs enfants (surtout dans ces milieux), les abandonnent à eux-mêmes, et ceux-ci se construisent dos à leurs instincts au lieu de limites sociétales. L’effet de groupe aidant, le manque de volonté aussi (en plus de l’argent qui mène à la drogue/alcool et au Côté Obscur), la plus grande liberté des media également j’en conviens, ils s’abandonnent joyeusement à ce rapport au sexe. Mais ça vient en grande partie d’eux. Ca vient en grande partie de leur noyau familial. Ca vient en grande partie du fait qu’ils n’ont pas de but ni référence sociale/spirituelle/morale, ni limites véritables.
Accuser les media me parait un peu rapide, et pour en revenir au sexe dans les séries, je pense que c’est epsilon dans tous les problèmes que connait notre société, au 1er rang desquels une jeunesse qui ne sait pas où elle va.
Sur ce, je pars dans les Landes. Au passage, j’ai vu sur le site de l’hôtel qu’il y avait un “espace wifi (payant)”. Quels bande d’enfoirés rétrogrades. Je déconnecte pour quelques jours pour la peine.
A bientôt :-)
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