Walking in the street, listenning to Brothers in Arms…
Tout autour tourne au ralenti, les visages prennent des poses irréelles sous les derniers rayons de soleil, je profite des scènes qui d’ordinaire m’agressent et m’aigrissent. La station de métro ne fait qu’une bouchée de moi, et aussitôt un nouveau morceau se joue. Paris me sert une rengaine, rageuse froide souterraine, Paris m’ignore.. Sonné, happé, étranglé, j’engage une nouvelle piste, je change de ligne, and I’m losing my favourite game.. Next.
Les passagers de la 10 tranchent avec ceux de la 13, la plupart se balladent en arborant fièrement leur mine sereine, et les Who résonnent, I don’t need to fight, to prove I’m right. J’imagine surtout qu’ils payent pas leurs fringues ! Pas un pécore en vue, je dois être le leur, qui sait ? Viens faire un tour dans ce que l’on appelle le ghetto.. Non ! Stop ! Qu’est ce que j’y connais après tout ? Suivant.
Jamais ma coccinelle je n’t’abandonnerai, ma féé toute cabossée au télécran du ciel.. Je reste pensif quelques secondes, je rejoue le même passage. Les gens sortent avec la régularité d’un métronome, et enfin c’est mon tour ! J’émerge entre chiens et loups. Here’s my comeback on the road again ! Même la nuit, les gens ont l’air plus riches de ce côté du tunnel.
J’arrête d’écrire sur mon téléphone, et j’arrête mon iPod1. Une bonne soirée suivra, je sens qu’il rajeunit de nouveau, ça fait plaisir à voir.
Et ce vide, l’impression d’être un puit sans fond, cette chaleur au ventre, entre un bonheur qui veut transpirer et un manque terrible. Pouah.
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1 Dire Straits, Brothers in Arms ; Subway, Paris ; The Cardigans, My Favourite Game ; The Who, Baba O’ Riley ; MC Solaar, Dégâts collatéraux ; Dyonisos, Coccinelle ; Guano Apes, Big in Japan
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